Václav Nedomanský

Sous le Maillot du HC Slovan Brastislava

Sous le Maillot du HC Slovan Brastislava

Avec la Sélection Tchécoslovaque

Avec la Sélection Tchécoslovaque

Fantastique buteur

Fantastique buteur

Pièce maitresse de la

Pièce maitresse de la

Tchécoslovaquie

La Tchécoslovaquie

La Tchécoslovaquie

Troisième à partir de la droite, au deuxième rang

Champion du Monde

Champion du Monde

Avec Toronto Toros

Avec Toronto Toros

Vaclav Nedomansky à Detroit

Vaclav Nedomansky à Detroit

Il rejoint les St Louis Blues

Il rejoint les St Louis Blues

Il termine sa carrière au Rangers de

Il termine sa carrière au Rangers de

New York

Actuellement. il est Pro Scout

Actuellement. il est Pro Scout

aux Vegas Golden Knights

Václav Nedomanský

 

Václav Nedomanský est né le 14 mars 1944 à Hodonín en Tchécoslovaquie. Il est  connu comme étant le tout premier joueur à quitter un des pays du bloc communiste pour venir jouer en Amérique du Nord. Il pouvait jouer indifféremment centre ou ailier.

 

Carrière

 

En Tchécoslovaquie

Il entame sa carrière en 1960 en deuxième division tchécoslovaque au le SHK Hodonin en Moravie-du-Sud où il resta pendant deux saisons. En 1962, il rejoint le HC Slovan Bratislava Nedomanský. Il défendit les couleurs du Slovan pendant douze saisons de 1962 à 1974et fut meilleur buteur du championnat en 1967, 1971, 1972 et 1974. Il fut aussi un élément-clé de l'équipe de Tchécoslovaquie, aidant son pays à remporter l'argent aux Jeux olympiques d'hiver de 1968 à Grenoble et le bronze à l'édition de 1972 à Sapporo. Il prit aussi part à neuf championnats du monde, remportant celui de 1972 et étant nommé meilleur attaquant du tournoi de 1974. Il détient le record du nombre de buts en équipe de Tchécoslovaquie avec 163.

 

Revenons aux Jeux Olympiques de 1968 à Grenoble. Alors que la contestation antisoviétique gronde et que le Printemps de Prague n’est pas loin, L’Union Soviétique et la Tchécoslovaquie se retrouvent le 15 février 1968 sur la patinoire de Grenoble. Invaincus depuis cinq années, les Soviétiques sont les grands favoris. Avant le début de la rencontre, l’entraineur tchèque Jaroslav Pitner constate l’absence de la protection à l’arrière des patins des Soviétiques et exige que les équipements adverses soient mis en conformité. Ce qui provoque un retard de 30 minutes. Après un match d’une incroyable intensité, les Tchèques s’imposent sur le score de 5 à 4 (3-1, 1-1, 1-2). Malgré cette brillante victoire, les Tchèques finissent à la seconde place et remporte la médaille d’argent. Cette victoire est comme une bouffée d’espoir et de liberté pour le peuple tchèque malheureusement dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les troupes du Pacte de Varsovie – URSS, Bulgarie, Pologne, Hongrie et RDA – envahissent la Tchécoslovaquie et écrasent dans le sang le Printemps de Prague.

 

L’année suivante, lors du championnat du monde en Suède, nouvelle double confrontation entre les soi-disant pays frères. Le sanglant Printemps de Prague est encore dans toutes les têtes des joueurs tchèques. Il ne laissent pas passer l’occasion pour les remettre en place lors du premier match le 21 mars 1969 en les battant sur le score de 0 à 2 (0-0, 0-1, 0-1). 7 jours plus tard, bis repetita. Nouvelle victoire des Tchécoslovaques sur le score de 4 à 3 (2-0, 0-2, 2-1). Václav Nedomanský inscrit la deuxième réussite de ses couleurs. Alors que le drapeau tchécoslovaque monte au mât, l’hymne résonne dans le stade, un hymne que reprennent en cœur joueurs et spectateurs. L’instant est poignant, Les Tchèques viennent de réaliser leur vœu le plus cher au cours de ces championnats du monde, battre deux fois les Soviétiques. La preuve est faite que la foi peut soulever des montages. Il suffit aux Tchécoslovaques d’un match nul face aux Suédois pour enlever le titre mondial. Malheureusement ils s’inclinent sur le score de 1-0 et terminent à la 3ème position. Ils empochent la médaille de bronze.

 

La défection

Lors des championnats du monde de 1974 en Finlande, les Tchécoslovaques retrouvent leur pire ennemi, l’URSS, le 10 avril 1974. Václav Nedomanský et ses coéquipiers ne font qu’une bouchée des Soviétiques en leur infligeant un 7-2 (3-0 3-0 1-2), il inscrit même le premier but tchèque. Il faut remonter à 1955 pour voir une équipe d’URSS enregistrer une défaite aussi nette dans un tournoi mondial (0-5 contre le Canada). Mais comme en 1968, les Tchécoslovaques terminent à la 2ème place et remporte la médaille d’argent. 

 

En Tchécoslovaquie, le traitement typique lors de la Guerre froide pour les meilleurs joueurs de hockey comme Václav Nedomanský est la surveillance par la police secrète ainsi que la mise sur écoute de son téléphone. Après les championnats du monde de 1974 en Finlande, Václav Nedomanský, avec sa femme Vera et son fils Vashi, ainsi que son coéquipier Richard Farda obtiennent un visa de deux semaines pour la Suisse. Ils résident à Berne chez son ami et ancien coéquipier Jaroslav Krupicka, joueur du SC Bern. Il ne faut pas longtemps pour que la famille Nedomanský se rende compte qu’ils sont suivis par des agents du gouvernement tchèque. Ils décident de faire défection et se rendent à l’ambassade du Canada et demandent l’asile politique. Ils parviennent enfin au Canada plus précisément à Toronto.

 

Quelques jours avec sa défection, son ancien domicile en Tchécoslovaquie est perquisitionné par des agents du gouvernement. Václav Nedomanský est immédiatement étiqueté comme un traitre dans son pays. Son nom est effacé des livres de l’histoire sportive de Tchécoslovaquie bien qu’il soit l’un des plus grands athlètes de son pays. Les régimes communistes sont bien connus pour leur cruauté envers les familles des transfuges. Le père de Václav Nedomanský devient leur cible numéro 1 et est « interrogé » plusieurs fois ; Ils essayent même de le convaincre d’aller au Canada afin de le faire revenir, tout cela sans succès. En 1984, dix ans après la défection de son fils, son père, en phase terminale d’une longue maladie, se voit accorder un visa de 2 semaines pour se rendre au Canada pour voir son fils. Il décèdera peu de temps après son retour.

 

Mais même en Amérique du Nord, Václav Nedomanský n’était pas hors de portée du parti communiste. Lors de l’ouverture de la saison 1975-1976, les Toros de Toronto donnent une série de matchs d’exhibition en Scandinavie. L’équipe canadienne est alertée car Václav Nedomanský pourrait être en danger en Finlande, où le parti communiste était très puissant à cette époque. Pour sa propre sécurité, ils décident qu’il reste en Suède pendant que ces coéquipiers jouent en Finlande.

 

Au Canada, tout est nouveau pour la famille Nedomanský. Le fait de pouvoir voyager librement et de pouvoir faire ses courses dans des épiceries bien approvisionnées est comme une révélation.

 

Carrière en Amérique du Nord

A son arrivée à Toronto, il signe avec les Toronto Toros en WHA (World Hockey Association) un contrat de cinq ans pour 750'000 $, somme conséquente pour l’époque. Il réalise sa meilleure saison en 1975-1976 avec 98 points (56 buts, 42 assistances) en 81 matchs et remporte le trophée Paul Deneauconcernant le joueur le plus fair-play de la saison. A la fin de cette saison, les Toronto Toros déménagent et deviennent les Birmingham Bulls avec lesquels il joue à peine plus d’une saison. Au cours de la saison 1977-1978, Václav Nedomanský se retrouve au cœur d’un échange inter-ligue très rare entre la WHA et la NHL. L’attaquant tchécoslovaque rejoint les Detroit Red Wings en NHL. Il porte pendant cinq saisons le maillot rouge à « la roue ailée » En 1983, il passe une dernière saison en NHL au St. Louis Blues puis au New York Rangers. A la fin de cette saison, il décide de raccrocher ses patins à l’âge de 39 ans.

 

Carrière d’entraineur

Il entame sa carrière d’entraineur lors de la saison 1987-1988 au Schwenninger ERC (actuellement le Schwenninger Wild Wings) pendant trois saisons. Cette même saison, il participe aux play-offs mais sont éliminés par Rosenheim en quart de finale en cinq matchs. La saison suivante, nouvelle participation aux play-offs et nouvelle défaite en trois matchs face à Düsseldorf en quart de finale. Pour sa dernière année en Allemagne, les Schwenninger ERC s’inclinent en demi-finale face à Düsseldorf sur un score sans appel de 3 matchs à 0. Les Schwenninger ERC participent au match pour la 4èmeplace dans une confrontation aller/retour face à Cologne. Ils s’inclinent sur un score total de 11 à 9. Il quitte les Schwenninger ERC pour les Innsbrucker EV. Il ne reste qu’une saison en Autriche où il amène les Innsbrucker EV en quart de finale des play-offs. Malheureusement, Ils s’inclinent face à Vienne en cinq matchs.

 

En 1992, retour aux États-Unis pour il devient recruteur pour l’Europe (European Scout) pour les Los Angeles Kings. Il quitte la franchise californienne au bout de 15 ans de bons et loyaux services. En 2010, il rejoint les Nashville Predators dans le rôle de recruteur (Pro Scout). En 2016, il rejoint la nouvelle franchise de la NHL, les Vegas Golden Knights avec le poste de recruteur. Il est toujours en activité. 

 

Václav Nedomanský devient membre du Temple de la renommée de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) en 1997 et celui de la fédération slovaque, le Hokejová sieň slávy en 2002.

 

Statistiques :

Tchécoslovaquie : 539 points (370 buts, 169 assistances) en 346 matchs, 55 minutes de pénalités

Équipe Nationale : 163 buts en 220 matchs

Jeux Olympiques : 18 points (13 buts, 5 assistances) en 13 matchs, 4 minutes de pénalités

Championnat du Monde : 92 points (65 buts, 27 assistances) en 80 matchs, 41 minutes de pénalités.

NHL : 286 points (125 buts, 161 assistances) en 428 matchs, 88 minutes de pénalités

AMH : 258 points (139 buts, 119 assistances) en 258 matchs, 52 minutes de pénalité

 

Palmarès

Médaille d’or championnat du monde : 1972

Médaille d’argent championnat du monde : 1966, 1971, 1974

Médaille de bronze championnat du monde : 1965, 1969, 1970, 1973

Médaille d’argent Jeux Olympiques : 1968

Médaille de bronze Jeux Olympiques : 1972

Meilleur buteur et pointeur des Championnat du monde de 1971

Meilleur buteur et pointeur des Championnat du monde de 1974

 

Source : ESPN