Lake Placid 1980 - USA vs URSS - Miracle one Ice

L'équipe

L'équipe

Le Coach Herb Brooks

Le Coach Herb Brooks

1-1 - Egalisation par Buzz Schneider

1-1 - Egalisation par Buzz Schneider

Egalisation à 1 seconde de la sirène

Egalisation à 1 seconde de la sirène

2-2 Egalisation de Mark Johnson

2-2 Egalisation de Mark Johnson

Vladimir Petrov, Ken Morrow & Mike Ramsey

Vladimir Petrov, Ken Morrow & Mike Ramsey

Boris Mikhailov & Jim Craig

Boris Mikhailov & Jim Craig

Mike Eruzione

Mike Eruzione

Grosse défense américaine

Grosse défense américaine

Nouvelle Parade de Jim Craig

Nouvelle Parade de Jim Craig

Changement de ligne

Changement de ligne

C'est fini....

C'est fini....

Lake Placid Explose

Lake Placid Explose

The Miracle

The Miracle

They did it

They did it

Do you Believe in Miracle... ?

Do you Believe in Miracle... ?

Poignée de main entre Russes et Americains

Poignée de main entre Russes et Americains

Champion Olympique

Champion Olympique

Le Podium

Le Podium

Le Podium

Le Podium

Les Hymnes

Les Hymnes

Miracle sur glace (ou Miracle on Ice en anglais)

 

Il désigne l'improbable victoire de l'équipe des États-Unis d'Amérique sur l'Union soviétique lors de la ronde finale du tournoi olympique de hockey sur glace lors des XIIIe Jeux olympiques d'hiver, tenus à Lake Placid dans l'État de New York aux États-Unis.

 

Description

Le "miracle sur glace" désigne l'exploit des hockeyeurs américains qui, le 22 février 1980, remportèrent la médaille d'or en battant notamment l'équipe Soviétique, réputée invincible. Cette victoire inattendue marqua profondément l'histoire du hockey sur glace : à l'occasion de son centenaire, la Fédération internationale de hockey sur glace sacre le "Miracle sur glace" comme l'événement numéro un de son histoire.

 

Tous les pronostics plaidaient en la faveur de l’équipe soviétique à la conquête d’un 5e titre olympique consécutif : l’entraîneur Viktor Tikhonov dirigeait des joueurs de légende tels Boris Mikhailov, Aleksandr Maltsev, Vladimir Petrov, Valeri Kharlamov et le gardien Vladislav Tretiak, sans oublier les jeunes talents Viatcheslav Fetissov et Sergueï Makarov.

 

L’équipe soviétique s’appuyait sur des joueurs expérimentés, au contraire de l’équipe américaine formée des meilleurs joueurs universitaires, donc jeunes et inexpérimentés (les joueurs professionnels de la LNH étant inéligibles pour l'épreuve). Une semaine avant le début du tournoi, un match préparatoire fut organisé au Madison Square Garden de New York, le score fut sans appel et les États-Unis reçurent une véritable correction, s’inclinant 10 à 3, ce qui n'était pas de bon augure.

 

Le tournoi

Le tournoi olympique de Lake Placid comptait douze nations réunies en deux groupes de six. Les deux meilleures équipes de chaque groupe se qualifient pour la poule finale, les points acquis contre l’équipe qualifiée de sa propre poule étant conservés.

 

Les États-Unis, menés par l'entraineur Herb Brooks, se qualifièrent en compagnie des Suédois en conservant donc le point acquis lors du match nul Suède-États-Unis. L'Union soviétique sortait facilement en tête de l’autre groupe en compagnie de la Finlande en conservant le bénéfice de leur victoire.

 

Les Américains avaient réalisé un petit exploit en se qualifiant dans ce groupe très relevé et en éliminant des nations majeures comme la Tchécoslovaquie et l'Allemagne de l'Ouest ; de plus, les jeunes universitaires impressionnaient les observateurs par leurs qualités physiques et par leur jeu rapide et mobile. Mais les Soviétiques avaient évidemment un avantage, en se lançant dans la dernière ligne droite avec un à deux points d'avance sur leurs adversaires.

 

Le match

Le Field House de Lake Placid fit le plein pour cette rencontre. Dans une ambiance très chauvine à la limite même du nationalisme, les 8500 fans agitèrent des drapeaux de la bannière étoilée et chantèrent des chants patriotiques tels que « God Bless America ».

 

Pour anecdote, ce match fut diffusé en direct sur la chaine canadienne CTV mais pas sur ABC Channel aux Etats-Unis. Les Soviétiques refusèrent de déplacer le match de 17h00 à 20h00, ABC Channel décida de diffuser cette rencontre en différé. A ce jour, certaines des personnes qui regardèrent le match à la télévision croient encore qu’il était en direct.

 

Avant le début match, le coach américain Herb Brooks lut à ces joueurs une déclaration qu’il avait écrit sur un morceau de papier, en leur disant que « Tu es né pour être un joueur, vous étiez censé être ici. Ce moment est le vôtre ».

 

Premier Tiers

Fidèle à leurs habitudes lors de ce tournoi olympique, les Américains furent, dés les premières minutes de la rencontre, dominés par des Soviétiques, monopolisant la rondelle. Ce fut donc en toute logique que l’Union Soviétique ouvrit la marque à la 10ème minute par Vladimir Krutov déviant habillement un lancer d’Alexi Kasatonov. Cette ouverture du score servit d’électrochoc aux Américains qui, cinq minutes plus tard, égalisèrent par Buzz Schneider d’un formidable lancer à la ligne bleue qui transperça la muraille du légendaire gardien de but Vladislav Tretiak. Malgré cette égalisation, les Soviétiques reprirent leurs marches en avant et inscrivirent le 2 à 1 à la 18ème minute par Sergei Makarov. Alors qu’il ne restait quelques secondes dance ce premier tiers, Dave Christian adressa un tir de la ligne médiane, le portier russe ne put stopper le puck et octroya un rebond. L’Américain Mark Johnson, plus rapide que les défenseurs soviétiques, récupéra la rondelle, dribbla le cerbère russe par la gauche et glissa la rondelle dans la cage vide. Il ne restait qu’une seconde à jouer. La patinoire explosa de bonheur. Le coach Tikhonov explosa lui aussi mais d’une autre manière en remplaçant immédiatement le gardien Tretiak par Vladimir Mychkine. Ce changement choqua les joueurs des deux équipes. Viktor Tikhonov dira plus tard que ce remplacement du gardien Tretiak fut le tournant du match et l’appela « la plus grande erreur de sa carrière ».

 

Deuxième tiers

Après que le coach Tikhonov eut remonté les bretelles à ces joueurs et que des mauvaises langues dirent qu’on la entendu hurler jusqu’à Los Angeles, les Soviétiques dominèrent de la tête et des épaules le tiers médian comme le montre la statistique des tirs au but de 12 à 2 en faveur de l’Union Soviétique. Malheureusement pour les Boys de Herb Brooks, les Soviétiques reprirent l’avantage en Power Play par Aleksandr Maltsev à la 23ème minute. Menés 3 à 2, les Américain firent bloc devant leur portier Jim Craig qui se montra héroïque, réalisant parade sur parade pour empêcher les attaquants soviétique de faire le break. Avantage aux Soviétiques qui, après deux tiers, menèrent sur le score de 3 à 2.

 

Troisième tiers

Le début de la troisième période fut identique au deuxième tiers. Les Soviétiques continuant à accentuer leur domination sur les Américains. A la 49ème minute, alors que les Américains jouaient en supériorité numérique, ils égalisèrent par l’intermédiaire de Mark Johnson signant par la même occasion un doublé. Huitante et une secondes plus tard, les Boys prennent l’avantage pour la première fois dans cette rencontre par leur Capitaine Mike Eruzione qui d’un tir trompa la vigilance du gardien soviétique. Il restait alors dix minutes aux Soviétiques pour inverser la tendance. Ce fut tout d’abord Aleksandr Maltsev de se montrer dangereux mais son tir trouva le poteau droit de la cage américaine. Plus les minutes passèrent, le coach américain ne cessa de répéter à ces joueurs, « jouez votre jeu, jouez votre jeu ». Au lieu de ce regrouper devant leur cage, les Américains continuèrent de porter le danger sur la cage soviétique. Les Soviétiques commencèrent à paniquer. Dans la dernière minute, ce fut Vladimir Petrov puis Valeri Kharlamov être tout prêt d’obtenir l’égalisation mais le portier américain Jim Craig résista aux assauts offensifs soviétiques jusqu’à la fin dans une ambiance extraordinaire. Il est étonnant de relever que jamais, lors de cette dernière minute, le coach Tikhonov, sortit son gardien Vladimir Mychkine afin de pouvoir jouer à 6 contre 5. Sergueï Starikov expliqua plus tard que « Nous n’avions jamais joué à six contre cinq, pas même à l’entrainement, car notre entraineur Tikhonov ne croyait pas en cette situation ». Les États-Unis remportèrent donc une improbable victoire : les millions de téléspectateurs venaient d’assister en direct à un "miracle sportif".

 

USA – URSS 4-3 (2-2 0-1 2-0)

Vendredi 22 février 2015 à 19h35

Field House, 8500 spectateurs

 

Arbitres

Karl-Gustav Kailas (FIN), Nico Toemen (NL), François Larochelle (CAN)

 

USA

Craig / Janaszak.

Morrow, Ramsey ; Baker, Christian; O’Callahan.

Eruzione, Broten, Christoff ; Pavelich, Harrington, Schneider ; Wells, Strobel, Verchota ; McLanahan, Johnson, Silk.

 

URSS

Tretiak / Myshkine.

Kasatonov, Fetisov; Vasiliev, Starikov; Bilyaletdinov, Pervukhin.

Mikhailnov, Petrov, Kharlamov; Skvortsov, Zhluktov, Balderis; Makarov, V. Golikov, A. Golikov; Lebedev, Maltsev, Krutov.

 

Buts

09’12’’ 0-1 Krutov (Kasatonov)

14’03’’ 1-1 Schneider (Pavelich)

17’34’’ 1-2 Makarov (Golikov)

19’59’’ 2-2 Johnson (Christian, Silk)

22’18’’ 2-3 Maltsev (Krutov)

48’39’’ 3-3 Johnson (Silk)

50’00’’ 4-3 Eruzione (Pavelich, Harrington)

 

Pénalités

03’25’’ 2’ Mikhailov accrocher un adversaire

20’58’’ 2’ Harrington retenir un adversaire

29’50’’ 2’ Craig retarder le jeu

37’08’’ 2’ conduite antisportive

37’08’’ 2’ Morrow cross-check

46’47’’ 2’ Krutov crosse haute

 

Tirs cadrés           

16-39 (8-18 2-12 6-9)